Samedi 30 juin 2007

 

Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu'à minuit. Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. Or, un jeune homme nommé Eutychus, qui était assis sur la fenêtre, s'endormit profondément pendant le long discours de Paul; entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort.  Mais Paul, étant descendu, se pencha sur lui et le prit dans ses bras, en disant: Ne vous troublez pas, car son âme est en lui.  Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea, et il parla longtemps encore jusqu'au jour. Après quoi il partit.

ACTES 20.7/11

Paul et ses compagnons font route de ville en ville pour apporter le message du salut. Ils font étape à Troas, ville d’Asie mineure dont il ne reste que des ruines aujourd’hui, et dont l’emplacement avoisine l’antique cité de Troie. Paul est donc invité, ce dimanche soir à prêcher dans une église, ou plutôt dans une maison, car en ces temps - là, les églises n’avaient pas de clocher. Les chrétiens se réunissaient tout simplement chez l’un des leurs, dans la chambre haute, sorte de grenier spacieux pouvant loger toute l’assemblée.

En ce temps - là, on ne s’encombrait pas de liturgies ni de convenances; on commençait le culte quand tous les participants étaient réunis et l’on terminait quand on avait fini. Quant au déroulement du culte, il n’était guère différent de nos cultes évangéliques : on chantait des cantiques, un moment était réservé à l’adoration, un autre à la prédication, un autre, enfin à la « fraction du pain ». Il ne s’agit pas d’œcharistie, car ni les apôtres ni les premiers chrétiens ne croyaient que le pain et le vin de la Cène se transformait miraculeusement en corps et en sang du Christ; ils se conformaient tout simplement à l’enseignement de Jésus.

Car j 'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain,  et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.  De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.  Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.  C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.

1 CORINTHIENS 11.23/25

Les versets précédents me laissent supposer que les premiers chrétiens ne se contentaient pas comme aujourd’hui de faire circuler une coupe dans les rangs, et de partager quelques morceaux de pain azyme, mais qu’ils prenaient ensemble un véritable repas. Les abus de certains « pique - assiettes » ont d’ailleurs valu aux chrétiens de Corinthe des réprimandes de l’apôtre Paul.

Ces chrétiens n’avaient pas les mêmes impératifs et contraintes que nos contemporains : ils prenaient leur temps pour chanter, pour louer le Seigneur, pour prêcher, pour manger.

Je me souviens d’une réunion du soir qui touchait à sa fin. Le pasteur se hasarda à proposer : « On a peut - être le temps de chanter un dernier cantique ? »

L’un des assistant regarda sa montre et déclara : « il est neuf heures moins deux. »

Un jeune homme à la fenêtre

Dans l’assistance se trouvaient des anciens, des ouvriers, des diacres, ou tout simplement des chrétiens qui avaient reconnu Jésus comme leur sauveur et désiraient lui rendre hommage. Parmi eux, un jeune homme nommé Eutychus assistait aussi aux réunions, probablement en tant que Fils d’un chrétien ou d’une chrétienne engagée. Il suivait le mouvement.

Etre « né dans l’Eglise », avoir eu des parents chrétiens qui nous ont enseigné selon les valeurs de l’Evangile est un avantage, mais cela ne fait pas de nos des chrétiens, tant que l’on n’est pas soi même « né de nouveau », selon l’expression du Seigneur (Jean 3.3). Tertullien disait : « On ne naît pas chrétien, on le devient. » En d’autres termes, Dieu a des enfants, pas de petits enfants.

Certains parents ont - hélas - laissée à leurs enfants le souvenir de l’église comme un lieu ennuyeux où il fallait rester assis et silencieux pendant une heure et demie. Chaque enfant, chaque jeune homme ou jeune fille a besoin pour lui ou elle - même besoin d’une expérience personnelle avec Jésus.

Eutychus regardait ces rassemblements dominicaux avec une certaine appréhension. On ne peut pas s’amuser dans ces réunions, il n’y a que des prêcheurs à barbe blanche. Pour sûr il aurait préféré passer la soirée avec des garçons et des filles de son âge, mais il ne voulait pas déplaire à la famille.

Certains ont un remède classique aux sermons - rasoirs : ils repèrent un tic verbal de leur pasteur, des « n’est - ce - pas ? » à répétition, par exemple, et armés d’un bic et d’un calepin, ils se livrent à un comptage minutieux. Après la réunion, ils vont quelquefois même trouver le prédicateur et lui dire : « Vous avez battu votre record, ce matin : cinquante huit ! »

Eutychus n’en était plus à ces enfantillages, il avait adopté une méthode plus attrayante : Au lieu de s’asseoir sur une chaise, comme tout le monde, il avait pris l’habitude de s’installer à califourchon sur la fenêtre ouverte, une jambe dedans, une jambe dehors.

D’une oreille il écoutait les cantiques et les sermons, de l’autre il écoutait les bruits de la rue. Il observait les gens qui allaient et venaient, il regardait passer les filles. Pas besoin de jeux vidéo !

Beaucoup de gens qui fréquentent les lieux de culte, quelque soit leur âge, lui ressemblent : une jambe dans l’église, une jambe dans le monde. Simples assistants, quelquefois assistés, ils ne s’engagent pas.

La chute

Nous comprenons très vite le danger d’une telle position : équilibre instable.

Qu’il s’agisse de notre équilibre physique ou spirituel, il est préférable de veiller maintenir le centre de gravité au dessus de la moquette.

La réunion se prolonge, elle va durer jusqu’à minuit.

« Qu’il est long ce Paul ! Mais il ne va donc jamais s’arrêter ! »

Un pasteur avait invité, un dimanche matin, un de ses collègues qui avait la réputation de prêcher longtemps. Il lui donna la parole en ces termes :

« Sens - toi libre au milieu de nous, mon frère, tu peux prêcher aussi longtemps que tu veux, et le soir, quand tu auras fini de parler, n’oublie pas d’éteindre les lumières. »

Les heures s’écoulaient, la parole de Dieu ne produisait aucun effet dans le cœur du jeune garçon. L’indifférence finit par engendrer l’assoupissement.

Si notre cœur est partagé entre l’amour de Dieu et celui du monde, si nous ne prenons pas position pour ou contre lui, nous serons repris par le monde, en dépit de nos apparences chrétiennes. Nous sommes endormis par les séductions et les vanités de ce siècle et finalement, nous sombrons, non pas dans les bras de Morphée, mais dans ceux du malin.

Tous ceux qui conduisent savent combien il peut être préjudiciable de s’endormir ailleurs que dans son lit. Eutichus est endormi, et il tombe. Il se serait fait moins mal en tombant du côté de la salle. Mais, hélas, il tombe du troisième étage dans la rue, et il se tue.

Ce tragique accident est riche en enseignements spirituels. Si Dieu a aimé le monde au point de lui offrir son fils unique, le diable hait l’humanité et veut, par toutes sortes de séduction, le retenir sous sa domination et le priver du salut offert gratuitement par Jésus - Christ. Il lui fait miroiter toutes sortes de vanités : gloire, argent, plaisirs. Il les endors, et les attire vers le bas. C’est la chute.

C’est ainsi que nos premiers parents ont été séduits, anesthésiés et entraînés vers la mort. Finalement, dans leur engourdissement, ils ont oublié l’accord qu’ils avaient conclu avec le créateur :

Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

GENESE 2.17

Il avaient aussi oublié l’avertissement de Dieu : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras. » remarquons au passage qu’il n’a jamais été question d’une « pomme ». En mangeant ce fruit, Eve et Adam avaient simplement désobéi. Désobéir à dieu s’appelle pécher :

Car le salaire du péché, c'est la mort.

ROMAINS 6.23a

Sans doute êtes vous indignés par de telles paroles. Eutychus n’a certainement rien fait de bien méchant, il a bien le droit de s’amuser comme tous les garçons de son âge. Et puis, il faut bien que jeunesse se passe.

C’est vrai.

Mais la Bible déclare qu’être pécheur, ce n’est pas seulement avoir tué, volé, être grand buveur ou grand fornicateur. Etre pécheur, c’est vivre sans Dieu, même avec de bons principes moraux. C’est pourquoi aucun homme ne peut s’exclure de cette catégorie.

Une résurrection

Je vous laisse imaginer l’émotion de l’assistance au bruit de la chute. Même ceux qui dormaient profondément sur leur chaise pendant l’interminable prédication de l’Apôtre Paul ses sont réveillés en sursaut.

Tout le monde se précipite en bas, dans la rue, bien que la nuit soit avancée, des passants s’attroupent auprès du corps du jeune homme.

« Plus rien à faire : il est mort. »

C’est alors que l’apôtre se montre tel qu’il est réellement : non pas seulement un prêcheur de sermons, mais un serviteur de Dieu totalement rempli de l’Esprit du tout puissant.

Il écarte la rangé humaine, se penche vers le jeune homme, le saisit dans ses bras au milieu des badauds émus, des chrétiens bouleversés et des parents éplorés, Paul prononce ces paroles rassurantes :

Ne vous troublez pas, car son âme est en lui. (vs 10b)

Ces mots qui réchauffent et consolent nous rappellent ceux de Jésus, face à Jaïrus dont la petite fille de douze ans était étendue sur le lit mortuaire et dont les funérailles avaient déjà commencé :

Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.

MARC 5.39

Cette étreinte de résurrection nous rappelle aussi l’attitude de deux prophètes face aux mêmes circonstances, devant la mort d’un enfant; alors que les hommes disent : « Dieu est injuste ».

Voici ce que fit Elie, à Sarepta, quand le fils d’une femme qui l’avait hébergé et nourri mourut :

Et il s'étendit trois fois sur l'enfant, invoqua l'Éternel, et dit: Éternel, mon Dieu, je t'en prie, que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui!  L'Éternel écouta la voix d'Élie, et l'âme de l'enfant revint au dedans de lui, et il fut rendu à la vie.

1 ROIS 17.21/22

Voici ce que fit son disciple Elisée à l’enfant d’un femme Sunamite, emporté par la maladie (probablement la méningite) :

 Il monta, et se coucha sur l'enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s'étendit sur lui. Et la chair de l'enfant se réchauffa.  Élisée s'éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s'étendit sur l'enfant. Et l'enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux.

2 ROIS 4.34/35

A peinte Paul eut - il parlé que la vie reprit sa place dans le corps du jeune Eutychus. Paul remonta avec Eutychus ressuscité, reprit sa place et continué son discours :

« Nous disions, au verset 18, le prophète Jérémie … »

Ensuite il partagea la Sainte - Cène avec ses frères et sœurs en Christ, puis il reprêcha toute la nuit. Enfin, à l’aube, le culte se termina par un dernier cantique et une action de grâces, et Paul prit congé, après avoir salué toute l’assistance d’un « saint baiser ».

Cette tranquillité de Paul au milieu de la tourmente nous rappelle aussi l’attitude de Jésus, dormant comme un bienheureux sur un frêle esquif prêt à chavirer, alors que ses disciples étaient verts comme de petits martiens; lisons plutôt :

Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit: Passons à l'autre bord.  Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait; il y avait aussi d'autres barques avec lui.  Il s'éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point qu 'elle se remplissait déjà. Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent: Maître, ne t 'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons?  S'étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer: Silence! Tais-toi! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme.

MARC 4.35/39

Jésus avait ce pouvoir sur les éléments déchaînés, sur les démons et sur la mort. Aucun ne pouvait lui résister. Ce Jésus que Paul proclamait insatiablement n’avait - il pas déclaré, face aux amies éplorées dont il allait ressusciter le frère Lazare :

Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort.

JEAN 11.25

La résurrection d’Eutychus, comme celle de Lazare n’est elle pas une preuve de l’amour immense de Jésus pour l’homme qu’il veut sauver ?

Jésus a montré le chemin de la vie après être lui même ressuscité. Quel coup fatal il a porté à la mort qui se croyait invincible !

Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

ROMAINS 6.23

Ce Jésus qui pour Eutychus avait été le sujet des sempiternels sermons qu’il subissait à longueur de dimanches était maintenant devenu son sauveur, celui qui l’avait fait entrer dans la dimension de l’éternité, qui avait fait de lui une nouvelle créature.

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres...  Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,  nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés);  il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ,  afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ.

EPHESIENS 2.1/7

 

Par Lilianof - Publié dans : RENDEZ - VOUS A GOLGOTHA
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Samedi 30 juin 2007

 

Le roi Nébukadnetsar fit une statue d'or, haute de soixante coudées et large de six coudées. Il la dressa dans la vallée de Dura, dans la province de Babylone. Le roi Nébukadnetsar fit convoquer les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les jurisconsultes, les juges, et tous les magistrats des provinces, pour qu'ils se rendissent à la dédicace de la statue qu'avait élevée le roi Nébukadnetsar. Alors les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les jurisconsultes, les juges, et tous les magistrats des provinces, s'assemblèrent pour la dédicace de la statue qu'avait élevée le roi Nébukadnetsar. Ils se placèrent devant la statue qu'avait élevée Nébukadnetsar. Un héraut cria à haute voix: Voici ce qu'on vous ordonne, peuples, nations, hommes de toutes langues! Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d'instruments de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d'or qu'a élevée le roi Nébukadnetsar. Quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas sera jeté à l'instant même au milieu d'une fournaise ardente. C'est pourquoi, au moment où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, et de toutes sortes d'instruments de musique, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues se prosternèrent et adorèrent la statue d'or qu'avait élevée le roi Nébukadnetsar. A cette occasion, et dans le même temps, quelques Chaldéens s'approchèrent et accusèrent les Juifs. Ils prirent la parole et dirent au roi Nébukadnetsar: O roi, vis éternellement! Tu as donné un ordre d'après lequel tous ceux qui entendraient le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d'instruments, devraient se prosterner et adorer la statue d'or, et d'après lequel quiconque ne se prosternerait pas et n'adorerait pas serait jeté au milieu d'une fournaise ardente. Or, il y a des Juifs à qui tu as remis l'intendance de la province de Babylone, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, hommes qui ne tiennent aucun compte de toi, ô roi; ils ne servent pas tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébukadnetsar, irrité et furieux, donna l'ordre qu'on amenât Schadrac, Méschac et Abed-Nego. Et ces hommes furent amenés devant le roi. Nébukadnetsar prit la parole et leur dit: Est-ce de propos délibéré, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, que vous ne servez pas mes dieux, et que vous n'adorez pas la statue d'or que j'ai élevée? Maintenant tenez-vous prêts, et au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d'instruments, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue que j'ai faite; si vous ne l'adorez pas, vous serez jetés à l'instant même au milieu d'une fournaise ardente. Et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main? Schadrac, Méschac et Abed-Nego répliquèrent au roi Nébukadnetsar: Nous n'avons pas besoin de te répondre là-dessus.

Daniel 3:1 - 16

Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone, le roi prit la parole et dit: N'est-ce pas ici Babylone la grande, que j 'ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence? La parole était encore dans la bouche du roi, qu'une voix descendit du ciel: Apprends, roi Nébukadnetsar, qu'on va t'enlever le royaume. On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux boeufs de l'herbe à manger; et sept temps passeront sur toi, jusqu'à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît. Au même instant la parole s'accomplit sur Nébukadnetsar Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l'herbe comme les boeufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel; jusqu'à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux. Après le temps marqué, moi, Nébukadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J'ai béni le Très-Haut, j'ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

Daniel 4:29 - 34

J’aimerai vous parler d’un autre roi. Oh ! Celui - ci, je suis certain que vous le connaissez, si vous avez poussé vos études au moins jusqu’à la sixième. Ce roi de Babylone qui ne pouvait pas s’appeler Louis, comme les bons vieux rois de chez nous ! Nébukadnetsar, ou, si vous préférez : Nabuchodonosor.

Les livres d’histoires nous montre ce fameux roi sous un angle humain et politique, mais la Bible nous le présente sous un autre angle, celui de ses rapports (difficiles) avec le Dieu créateur.

Son orgueil

Les rois ont tous aimé marquer leur règne par l’érection de monuments, généralement à la hauteur de leur modestie. Cela me rappelle une petite anecdote de jeunesse :

J’avais un correspondant bavarois à qui j’avais envoyé une carte postale représentant le château de Versailles et je lui avais expliqué que cette somptueuse demeure avait été bâtie par Louis XIV. Mon ami me répondit par une autre carte postale montrant le château de Neuschwanstein, et sur laquelle je pus lire ce commentaire de sa part :

« Sais - tu que Louis XIV a aussi construit des châteaux en Bavière, principalement Neuschwanstein et Hohenschwangau (Gesundheit !1) ? »

Il avait évidemment confondu avec le fameux Louis II. Ces deux monarques n’ont pas eu l’honneur de se connaître, bien qu’ils aient porté le même prénom et affiché la même folie des grandeurs.

Nébukadnetsar ne fit pas construire de châteaux, il préférait les statues. Il en fit construire une, en tout cas, qui n’aurait pas pu orner son jardinet, puisqu’elle mesurait environs trente mètres de haut. Elle était en or massif, au frais du contribuable, naturellement, et à l’image du personnage le plus important qu’il connaissait : lui - même.

Dans un grand élan d’humilité, il a considéré que seul un dieu pouvait se permettre d’avoir une telle effigie et que, subséquemment, il ne pouvait être qu’un dieu.

Le premier des commandements divins concerne pourtant l’exclusivité du créateur : il est le seul dieu.

Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

Exode 20:3 - 5

Le fait d’avoir représenté Dieu sous l’apparence d’un veau, fut - il en or, a constitué une offense très grave envers le Créateur. L’avoir représenté sous les traits d’un honorable grand - père à barbe blanche, même peint par Michel - Ange, même au Vatican prouve la folie de l’homme qui veut enfermer Dieu dans ses propres limites. Que dire de celui qui exhibe sa propre image au peuple et proclame : « Voici le seul vrai Dieu, adorez - le ! »

Ces faits antiques nous rappellent l’ineptie du gourou de Castellane qui faisait pousser ses statues monumentales comme des tulipes. Autres temps, mœurs semblables.

L’ambition la plus élevée, celle d’usurper la place de Dieu a été inspirée à l’homme depuis les temps les plus lointains par celui qui lui même prétendait le détrôner.

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m 'adores. Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Matthieu 4:8 - 10

Ce triste sire, le plus beau des anges au service de l’Eternel s’est imaginé qu’il pouvait surpasser son maître et séduisit les humains en prétendant leur procurer le bonheur et le pouvoir. Il parviendra, pendant un temps très court, à dominer le monde entier.

Que personne ne vous séduise d'aucune manière; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'à s 'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu.

2 Thessaloniciens 2:3 - 4

Du plus haut qu’il se sera élevé, ce dictateur universel sera finalement précipité et plus aucun homme ne pourra contester la souveraineté de Dieu :

Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'éclat de son avènement.

2 Thessaloniciens 2:8

Nébukadnetsar est donc un type, une préfiguration de ce dictateur satanique qui veut imposer sa lui aux hommes. Remarquez que Dieu n’a jamais voulu nous imposer la sienne. Bien que, à diverse époques déplorables de l’histoire, certains se sont octroyé le droit d’inculquer la foi par l’épée, jamais notre Seigneur n’a pratiqué ni encouragé une telle politique. Ecoutons au contraire, ce qu’il nous dit en DEUTERONOME 30.19/20 :

J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l'Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t'attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours, et c'est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l'Éternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

Le Diable ne fait pas preuve de tant d’élégance : « Tu m’appartiens, que tu le veuille ou non ! »

C’est ainsi qu’agit le roi de l’Euphrate envers ses sujets. Il s’impose comme Dieu. Il a convoqué tout le peuple et déplacé l’orchestre philharmonique de Babylone. Il fallait adorer la statue au son de la musique. C’était obligatoire. Pour les contrevenants, la répression était dissuasive. Beaucoup de babyloniens ont plié le genou sans adorer dans leur cœur. Un grand nombre d’hébreux qui adoraient l’Eternel n’ont pas eu le courage, nous les comprenons, de désobéir au potentat. Seuls trois hommes, Schadrac, Méschac et Abed - Nego, ont mis leur confiance en Dieu et ont oser lui tenir tête. La suite du récit nous dévoile qu’ils ont bel et bien été jetés vifs dans la fournaise ardente, mais qu’ils n’ont même pas grillé un poil de moustache. Dieu les a secourus.

Les idéologies anti - chrétiennes usent des mêmes méthodes et prouvent bien qu’au diable appartient la barbarie, l’autocratie, la liberté bafouée.

Hitler a osé proclamer : « L’œuvre que Christ a entreprise, je l’accomplirais. » Doit on s’étonner qu’il a persécuté, premièrement les juifs parce qu’ils étaient le peuple de Dieu, mais aussi tous ceux qui ont préféré Auschwitz ou Buchenwald, plutôt que renier leur foi en Jésus - Christ ? Doit on s’étonner que Staline et ses successeurs aient fait massacrer des milliers de chrétiens au nom de « leur » démocratie ? Doit - on s’étonner qu’en Afrique Noire, des atrocités soient commises au nom de l’Islam, et que les mass - médias n’en disent pas un mot ?

Mais Jésus est vainqueur de toutes ces dominations et autorités. Si tu as déjà choisi de servir le Seigneur, ne te laisse pas intimider par les rugissements de l’ennemi universel. Enfant de Dieu, résiste !

Sa chute

Notre bon roi avait l’habitude de faire de beaux rêves dans son petit lit blanc. Souvent il y faisait aussi des cauchemars. Chaque fois que ça lui prenait, il convoquait tous ses voyants et astrologues, les enjoignant de lui décrire le rêve et son interprétation séance tenante, faute de quoi ils seraient zigouillés jusqu’au dernier, leurs maisons brûlées, leurs biens confisqué, etc.…Et chaque fois, les magiciens du Roi trouvaient un prophète de Dieu pour les tirer de la panade : Daniel.

Daniel jeûnait, priait, et le Saint - Esprit qui avait donné le rêve au roi le donnait aussi au prophète, avec sa signification.

Il était question dans ce rêve d’un arbre très grand et très haut qui sera finalement abattu. L’explication de Daniel est terrible :

Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit: Beltschatsar, que le songe et l'explication ne te troublent pas! Et Beltschatsar répondit: Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires!

Daniel 4:19

La chute de l’arbre si majestueux ne symbolise rien d’autre que la chute du roi Nébukadnetsar. Toutefois, ce jugement divin n’est pas sans appel. Le Seigneur laisse toujours une chance pour l’homme pécheur d’échapper à la condamnation éternelle, et il nous interpelle tous de la même manière :

C'est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire! Mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

Daniel 4:27

Le songe prophétique s’est rapidement accompli. Nos livres d’histoire en parlent. Nébukadnetsar perdit la raison, il se prit pour une vache et broutait l’herbe des prés. il marchait à quatre pattes, ne se lavait plus, se laissait pousser les cheveux et les sabots (pardon ! les ongles). Il fut destitué de sa royauté.

Quiconque s 'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé.

Matthieu 23:12

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c'est pourquoi l'Écriture dit: Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Jacques 4:6

Son relèvement et son salut

Il semblait bien que pour Nébukadnetsar, tout était irrémédiablement terminé. Son destin serait certainement comparable à celui d’une reine impie, nommée Jézabel, et à laquelle l’Eternel avait réservé une fin sans gloire. Jugez en plutôt :

Ils allèrent pour l'enterrer; mais ils ne trouvèrent d'elle que le crâne, les pieds et les paumes des mains. Ils retournèrent l'annoncer à Jéhu, qui dit: C'est ce qu'avait déclaré l'Éternel par son serviteur Élie, le Thischbite, en disant: Les chiens mangeront la chair de Jézabel dans le champ de Jizreel; et le cadavre de Jézabel sera comme du fumier sur la face des champs, dans le champ de Jizreel, de sorte qu'on ne pourra dire: C'est Jézabel.

2 Rois 9:35 - 37

Mais pour ce roi païen, Dieu avait un autre plan. Pour tout pécheur dont il est obligé de briser l’orgueil, le Seigneur a un plan de relèvement et de salut :

Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l'iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde. Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.

Michée 7:18 - 19

Est - tu aujourd’hui dans l’abaissement ? Après avoir connu des moments de richesse, de gloire et d’illusion de bonheur, tu te trouves aujourd’hui brisé, abandonné, misérable, anéanti. Au lieu de te révolter et de te répéter que, si Dieu existait, il ne t’arriverais pas tant de misères, reconnais simplement que c’est pour toi qu’il a sacrifié son fils Jésus et, oubliant ta fierté, demande - lui de pardonner tes péchés et de te venir en aide. Non seulement il te relèvera, mais il de donnera une assurance quant à la prospérité éternelle de ton âme.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

Romains 5:6 - 9

Après un temps déterminé, Nébukadnetsar retrouva sa santé mentale. « J’ai levé les yeux vers le ciel », dit - il, ce qui signifie qu’il a demandé le secours de Dieu. Ensuite « la raison me revint ».

Et invoque-moi au jour de la détresse; Je te délivrerai, et tu me glorifieras.

Psaumes 50:15

La conversion se produit en trois étapes :

« Invoque - moi au jour de la détresse » : le pécheur implore le pardon divine.

« Je te délivrerai » : Le sauveur répond à l’appel du pécheur.

« Et tu me glorifieras » : Le pécheur délivré, offre toute sa reconnaissance, tout son amour, toute sa dévotion à ce Dieu merveilleux qui vient de le sauver. Il abandonne tous les faux dieux qui accaparaient sa vie. Il est devenu une nouvelle créature, sa vie est entièrement transformée.

C’est clairement l’attitude de Nébukadnetsar qui, ayant reconnu que sa délivrance venait du Dieu créateur s’écrit :

J'ai béni le Très-Haut, j'ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

DANIEL 4.34 b

Les livres d’histoire parlent du règne de Nébukadnetsar, de son orgueil et de sa folie, mais aucun ne parle de la merveilleuse expérience qu’il fit en donnant son cœur à Dieu. Que vous soyez roi ou mendient, ne laissez pas passez cette merveilleuse occasion que le Seigneur vous offre, de saisir la vie éternelle en acceptant Jésus - Christ, le fils de Dieu, comme votre sauveur.

1A vos souhaits !

 

Par Lilianof - Publié dans : RENDEZ - VOUS A GOLGOTHA
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Samedi 30 juin 2007

 

Manassé avait douze ans lorsqu'il devint roi, et il régna cinquante-cinq ans à Jérusalem. Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, selon les abominations des nations que l'Éternel avait chassées devant les enfants d'Israël. Il rebâtit les hauts lieux qu'Ézéchias, son père, avait renversés; il éleva des autels aux Baals, il fit des idoles d'Astarté, et il se prosterna devant toute l'armée des cieux et la servit. Il bâtit des autels dans la maison de l'Éternel, quoique l'Éternel eût dit: C'est dans Jérusalem que sera mon nom à perpétuité. Il bâtit des autels à toute l'armée des cieux dans les deux parvis de la maison de l'Éternel. Il fit passer ses fils par le feu dans la vallée des fils de Hinnom; il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, il s'adonnait à la magie, et il établit des gens qui évoquaient les esprits et qui prédisaient l'avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, afin de l'irriter. Il plaça l'image taillée de l'idole qu'il avait faite dans la maison de Dieu, de laquelle Dieu avait dit à David et à Salomon, son fils: C'est dans cette maison, et c'est dans Jérusalem que j'ai choisie parmi toutes les tribus d'Israël, que je veux à toujours placer mon nom. Je ne ferai plus sortir Israël du pays que j'ai destiné à vos pères, pourvu seulement qu'ils aient soin de mettre en pratique tout ce que je leur ai commandé, selon toute la loi, les préceptes et les ordonnances prescrits par Moïse. Mais Manassé fut cause que Juda et les habitants de Jérusalem s'égarèrent et firent le mal plus que les nations que l'Éternel avait détruites devant les enfants d'Israël. L'Éternel parla à Manassé et à son peuple, et ils n'y firent point attention. Alors l'Éternel fit venir contre eux les chefs de l'armée du roi d'Assyrie, qui saisirent Manassé et le mirent dans les fers; ils le lièrent avec des chaînes d'airain, et le menèrent à Babylone. Lorsqu'il fut dans la détresse, il implora l'Éternel, son Dieu, et il s'humilia profondément devant le Dieu de ses pères. Il lui adressa ses prières; et l'Éternel, se laissant fléchir, exauça ses supplications, et le ramena à Jérusalem dans son royaume. Et Manassé reconnut que l'Éternel est Dieu. Après cela, il bâtit en dehors de la ville de David, à l'occident, vers Guihon dans la vallée, un mur qui se prolongeait jusqu'à la porte des poissons et dont il entoura la colline, et il l'éleva à une grande hauteur; il mit aussi des chefs militaires dans toutes les villes fortes de Juda. Il fit disparaître de la maison de l'Éternel les dieux étrangers et l'idole, et il renversa tous les autels qu'il avait bâtis sur la montagne de la maison de l'Éternel et à Jérusalem; et il les jeta hors de la ville. Il rétablit l'autel de l'Éternel et y offrit des sacrifices d'actions de grâces et de reconnaissance, et il ordonna à Juda de servir l'Éternel, le Dieu d'Israël.

2 0CHRONIQUES 33.1/16

Le pays de Juda vivait en paix sous le règne du bon Roi Ezéchias, lequel avait tout mis en œuvre pour chasser de son royaume l’obscurantisme et les cultes ténébreux qui caractérisaient son époque.

Or ce roi bien aimé tomba un jour gravement malade. Il supplia Dieu de le guérir, et Dieu lui envoya un de ses serviteurs, le prophète Esaïe. Celui - ci fit savoir que le Seigneur lui accordait la guérison et qu’il n’aurait pas à se soucier de sa vie pendant quinze ans, puisque tel était le sursis qui lui était accordé.

C’est justement pendant cette période de quinze ans qu’un fils naquit à Ezéchias.

Cet enfant, nommé Manassé, n’a pas hérité des vertus de son père. Devenu roi à douze ans, il fut le tyran le plus cruel de l’histoire d’Israël, et son règne dura cinquante - cinq ans.

Les crimes de Manassé

Il subit de mauvaises influences :

Les neuf premiers versets nous renseignent sur les crimes de ce méchant roi.

Tout d’abord :

Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, selon les abominations des nations que l'Éternel avait chassées devant les enfants d'Israël.

Verset 2

Il a donc choisi un modèle, celui des peuples païens qui vivaient dans le pays. Manassé n’avait pas l’excuse de n’avoir eu que ce modèle, car il avait toute liberté de faire son choix. Certains sont catholiques, musulmans, ou libres penseurs parce que leurs parents leur ont, volontairement ou non, inculqué leurs propres convictions. Mais le jeune roi avait trouvé en son père l’exemple d’un souverain qui gouvernait son pays dans la justice et la crainte de Dieu. Il avait eu aussi devant lui l’exemple des peuples incirconcis qui vivaient séparés de Dieu, dans la violence et dans la débauche. Son père lui avait enseigné la Bible qui dit :

Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Car je te prescris aujourd'hui d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d'observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives et que tu multiplies, et que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu vas entrer en possession. Mais si ton coeur se détourne, si tu n'obéis point, et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous périrez, que vous ne prolongerez point vos jours dans le pays dont vous allez entrer en possession, après avoir passé le Jourdain. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l'Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t'attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours, et c'est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l'Éternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

Deutéronome 30:15 - 20

Combien d’enfants ont été élevés par leurs parents dans la foi chrétienne. Combien ont éprouvé de la joie, dans leur jeunesse à partager la parole de Dieu sur les bancs de l’école du dimanche. Combien ont eu le plaisir de voir leurs prières exaucées par un Dieu si fidèle et si bon ! Combien cependant parmi eux se sont laissés détourner de leur foi juvénile par des camarades de lycée ou de régiment, et ont, en définitive, opté pour le mal et la mort !

Samuel était un fils de chrétien qui, dans son enfance avait donné son cœur à Jésus et lui avait promis de le servir toute sa vie. Quand je serai dégagé du service militaire, disait - il, j’irai dans un institut biblique et j’espère devenir pasteur. Hélas ! Lorsqu’il s’éloigna de son foyer pour répondre à ce devoir national, il oublia vite l’ambiance spirituelle qui l’avait bercé. Il découvrit les joies frelatées qu’offre le monde irréligieux. Un soir alors que se permission expirait, des frères de son assemblé durent le mener eux - même à la gare et le pousser dans le train : Il avait perdu la notion de la ligne droite.

Il adore des idoles :

L’apostasie est le premier grief de Dieu contre à Manassé : Il abandonne la foi de son père Ezéchias, il détruit systématiquement son travail et réinstalle le culte de dieux de bois et de pierre.

Il voue un culte à l’armée des cieux, c’est - à - dire qu’il se fait un Dieu de chaque étoile du firmament.

Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

Exode 20:3 - 4

Si je devais arracher de ma Bible tous les textes qui me parlent du culte d’idoles, Son volume en serait considérablement diminué. Il est clair que le Seigneur prend cette question très au sérieux.

Tout d’abord, il y à un seul vrai Dieu, un seul créateur de l’univers, il ne s’est pas fait aider par qui que ce soit. Cette raison me paraît à elle seule suffisante pour admettre l’idolâtrie comme une offense à Dieu.

Ensuite, Dieu est saint, alors que les dieux des peuples de l’antiquité ressemblent aux hommes, du moins par leur caractère : ils sont cruels, vindicatifs, amis des plaisirs. Les hommes qui les adorent n’ont donc aucune raison de rechercher la pureté du corps, de l’âme et de l’esprit puisque, en définitive, leurs Dieu qui devraient être des modèles de perfection sont aussi mauvais qu’eux, sinon pires.

Troisièmement, ni Bouddha, ni Mahomet n’ont aimé l’humanité pervertie par les idoles antiques ou modernes, au point d’envoyer leur propre Fils mourir pour leur obtenir le pardon.

Si Manassé s’était contenté de faire de continuelles génuflexions devant des statues de pierre ou de bois, ç’eut été, si j’ose dire, un moindre mal. Beaucoup de « chrétiens » en font autant. Mais il faut savoir que les adorateurs de Baal et d’Astarté ne se contentaient pas de dire des prières, chanter des cantiques et brûler de l’encens. La libération des mœurs, telle qu’elle est vécue dans notre époque civilisée, semblerait bien pudibonde en comparaison des orgies auxquelles le peuple se livrait au pieds de ses poteaux barbouillés d’huile d’olive.

Parmi toutes les divinités monstrueuses du peuple du Moyen - Orient, la pire était assurément Moloch, dont Manassé était un fervent adorateur.

Le culte de Moloch se déroulait au pied d’une statue métallique de l’idole. Cette statue était creuse, on la chauffait au feu et, quand celle ci était bien rouge, on jetait un bébé à l’intérieur.

Combien d’enfants, aujourd’hui encore sont sacrifiés dans la statue des nouveaux Moloch; enfants livrés à la délinquance parce que leur famille est trop occupée à satisfaire le désir de leur idole. Parents trop occupés à leurs plaisirs, à leurs affaires, leur commerce et leur argent pour donner aux enfants l’amour et l’instruction dont ils ont besoin. Enfants partagés et moralement abandonnés parce que l’adultère a semé la discorde et la division dans leur foyer.

Certes, plus personne aujourd’hui ne se prosterne devant ces dieux antiques. L’idolâtrie moderne prend une apparence plus profane. N’appelait - on pas Johnny Hallyday « l’Idole des jeunes » ?

Lorsque dans les années soixante, une autre idole des jeunes, Dean Martin, mourait dans un accident de la route, les restes de sa voiture ont été pieusement ramassés et … vendue aux enchères. 50 000 dollars le balai d’essuie glace. Plutôt chères, les pièces détachées !

Les nouvelles idoles : penseurs et philosophes, directeurs politiques, vedettes de cinémas, joueurs de football, ont encore de belles carrières devant elles et n’ont point fini d’usurper la place de Dieu dans le cœur des hommes. Même les personnes les plus résolument athées vénèrent un dieu au plus profond de leur être. C’est dans la nature humaine, nous n’y pouvons rien. Alors puisqu’il te faut quelque chose ou quelqu’un à servir et adorer, pourquoi ne choisirais - tu pas le vrai Dieu ?

Il pratique la magie :

Tout comme l’idolâtrie, la magie, la sorcellerie, la divination, l’astrologie, la superstition et le spiritisme poursuivent le genre humain depuis toujours.

Manassé n’échappa pas à cette règle; Il s’est jeté la tête la première du plongeoir de dix mètres dans cette piscine sulfureuse. D’ailleurs, il n’a de leçons à recevoir ni de Nostradamus, ni de Cagliostro, ni de Madame Soleil. Il lit l’avenir dans les nuages, dans les serpents, connaît mille tours de magie, pratique la nécromancie, et, “il établit des gens qui évoquaient les esprits et qui prédisaient l'avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, afin de l'irriter.” (verset 6).

La parole de Dieu, que son père Ezéchias lui avait enseigné depuis son plus jeune âge est pourtant catégorique :

Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel; et c'est à cause de ces abominations que l'Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l'Éternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins; mais à toi, l'Éternel, ton Dieu, ne le permet pas.

Deutéronome 18:9 - 14

Pourquoi Dieu est - il si intransigeant ? Ne devraient - il pas nous laisser libre ?

Je vous retourne la question : Un père de famille doit - il laisser ses enfants libres de jouer sur une voie ferrée ?

Tout comme l’idolâtrie, l’occultisme n’est pas un jeu anodin.

La encore, il est curieux de constater que des personnes qui se disent athée et prétendent que l’existence de Dieu ne tient pas la route en face de l’intelligence humaine et les progrès de la science ne sont pas les derniers à consulter l’horoscope dans leur hebdomadaire favori. « Je ne suis pas superstitieux, mais, on ne sait jamais !… »

Croire que la réussite de mes entreprises professionnelles ou amoureuses dépendent du caprice d’étoiles dont le rapport entre elles n’est d’ailleurs qu’une apparence visuelle, n’est certainement pas plus intelligent que de croire en Dieu.

Mais passons aux choses sérieuses, car Manassé n’était pas un amateur, comme nous l’avons dit, et il savait pénétrer les sphères les plus secrètes de l’occultisme.

Beaucoup des personnes, aujourd’hui comme autrefois, croie à l’existence d’un monde invisible et à la possibilité de vivre des expériences spirituelles, et elles ont raison. Il est dit tout d’abord que :

Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité.

Jean 4:24

L’Esprit de Dieu, où Saint - Esprit est capable d’une œuvre profonde dans le cœur des homme puisque lui seul « convainc de péché, de justice et de jugement » (JEAN 16.8) Il est aussi à l’origine d’expériences merveilleuses, de guérisons, de miracles, de révélations de choses cachées. Une simple lecture du livre des « Actes des apôtres » devrait suffire à vous en convaincre.

Mais la Bible dit aussi que le diable (n’ayons pas peur de prononcer son nom, il a autant d’admirateurs que Madonna !), le diable, dis - je, que la parole de Dieu appelle « le menteur », n’a pas su trouver mieux, pour écarter plus sûrement les hommes de la vérité divine, que de leur proposer, lui aussi, des expériences spectaculaires paranormales. Il prétend que les vivants peuvent entrer en contact avec les morts, alors qu’en réalité, il leur donne le moyen de se soumettre à sa puissance ténébreuse.

D’aucuns me diront que ces pratiques obscures avaient cours dans l’antiquité et au moyen - âge, mais que fort heureusement, les progrès de l’humanité ont relégué toutes ces ruines du paganisme aux marabouts africains et qu’exception faite des campagnes les plus reculées de notre pays, notre civilisation a balayé la superstition, la sorcellerie, etc., etc.…

Tout d’abord, on ne dit plus « sorcier », mais « parapsychologue », on ne dit plus non plus « cartomancienne », mais « tarologue ». Notre fin de siècle a été particulièrement friande d’occultisme et le siècle nouveau n’en parait pas encore rassasié. La société essaie d’y trouver la réponse à toutes les questions auxquelles la science ne peut pas répondre. Elle espère aussi y trouver la paix de l’âme que le confort matériel n’est pas capable d’apporter.

Il y a quelques semaines, je distribuais des traités dans la petite ville de Bonneval, et j’ai découvert dans une petite rue, à l’écart du bourg, une sorte de remise goudronnée, à peine assez grande pour y ranger une tondeuse à gazon. Sur ses parois étaient peints des symboles : une croix enflammée, une étoile à cinq branches, une croix à l’envers. Un épais rideau empêchait les passants de voir l’intérieur par la minuscule fenêtre. Je vous laisse deviner l’usage de ce local.

Les églises d’adorateurs de Satan sont de plus en plus nombreuses dans les pays « christianisés ». La plupart des groupes de rock and roll connus ne se cachent pas de le servir et de lui devoir leur succès.

A ce propos ? Savez - vous qui était Giuseppe Tartini ?

- Un italien.

- Bien répondu.

- Un chanteur de rock italien.

- Pas exactement.

Giuseppe Tartini (1692 - 1770) Violoniste et compositeur italien. Dans sa jeunesse, un tant soit peu débauchée, il fit une nuit un curieux rêve. Le diable venait lui rendre visite au pied de son lit. Il prit le violon de l’artiste et se mit à jouer.

A son réveil, le jeune Tartini était bouleversé. Jamais il n’avait entendu jouer une musique aussi merveilleuse. Il se jeta du lit, sans prendre son petit déjeuner, sans se laver ni s’habiller, il prit sa plume et son papier réglé pour y transcrire cette mélodie venue de l’au - delà. Malheureusement, sa mémoire en avait déjà perdu une importante partie.

Quoi qu’il en soit, cette partition, nommé « Sonate des trilles du Diable au pied du lit » le rendit célèbre. C’était son chef - d’œuvre, son « tube », si vous préférez.

Sur son lit de mort, Giuseppe Tartini eut à nouveau une vision. Le diable revenait au pied de son lit. Il n’avait certainement pas des cornes et des pieds de bouc, une queue en prise de courant et un survêtement rouge. La Bible nous avertit qu’il est d’une beauté extraordinaire. Si par hasard vous le rencontrez dans la rue, j’ai bien peur que vous le preniez pour Jésus !

Revenons à notre histoire : le diantre saisit le violon, comme la première fois. Il joue la fameuse Sonate : la vraie.

Tartini meurt.

Esaü vendit son droit d’aînesse pour un plat de lentilles (HEBREUX 12.16/17). Giuseppe Tartini a vendu son espérance de salut pour quelques pages de musique. Qui se souvient de lui aujourd’hui, hormis les mélomanes très avertis ?

Il verse le sang :

Manassé répandit aussi beaucoup de sang innocent, jusqu'à en remplir Jérusalem d'un bout à l'autre, outre les péchés qu'il commit et qu'il fit commettre à Juda en faisant ce qui est mal aux yeux de l'Éternel.

2 Rois 21:16

Selon la tradition judaïque, le prophète Esaïe, fuyant les soudards de Manassé auquel il avait dit quelques petites vérités désagréables, se réfugia dans un bois et s’y cacha dans un arbre creux. Mal lui en a pris, car les soldats, armés d’une scie, coupèrent à la fois le tronc et le prophète.

Une allusion est faite à cet épisode en HEBREUX 11.37 :

Ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités,

Un message sans réponse

Le roi Manassé n’avait aucun lien avec le Dieu de son père et ne souhaitait pas en avoir. Mais ce Dieu qu’il croyait mort, ou incapable de secourir manifeste de l’intérêt pour lui. Ce Dieu qu’il avait peut être déjà défié en disant : « Si ce Dieu est si puissant que cela, qu’attend - il pour me corriger ? » avait un plan précis pour lui. Si tu ne t’intéresses pas à Dieu, lui s’intéresse à toi. Si tu crois qu’il se cache quelque part entre deux galaxies, il est pourtant tout près de toi. Si tu ne l’aimes pas, il t’aime bien plus que tu ne peux l’imaginer. Si tu crois sincèrement qu’il n’existe pas, il interviendra personnellement dans ta vie pour te prouver le contraire.

« L’Eternel parla à Manassé » (verset 10). Mais ni lui ni son peuple n’y prêta attention : « Tout ça, c’est des histoires ! »

Alors l'Éternel parla en ces termes par ses serviteurs les prophètes: Parce que Manassé, roi de Juda, a commis ces abominations, parce qu'il a fait pis que tout ce qu'avaient fait avant lui les Amoréens, et parce qu'il a aussi fait pécher Juda par ses idoles, voici ce que dit l'Éternel, le Dieu d'Israël: Je vais faire venir sur Jérusalem et sur Juda des malheurs qui étourdiront les oreilles de quiconque en entendra parler. J'étendrai sur Jérusalem le cordeau de Samarie et le niveau de la maison d'Achab; et je nettoierai Jérusalem comme un plat qu'on nettoie, et qu'on renverse sens dessus dessous après l'avoir nettoyé. J'abandonnerai le reste de mon héritage, et je les livrerai entre les mains de leurs ennemis; et ils deviendront le butin et la proie de tous leurs ennemis, parce qu'ils ont fait ce qui est mal à mes yeux et qu'ils m'ont irrité depuis le jour où leurs pères sont sortis d'Égypte jusqu'à ce jour.

2 Rois 21:10 - 15

Nous avons vu comment Manassé traitait les prophètes qui l’avertissaient ainsi de la part de Dieu.

Certains diront : pour un Dieu d’amour, son message est bien chargé de menaces.

N’oublions pas pourtant que Dieu est Saint : Je crois au Dieu qui est bon, mais je ne crois pas au « bon - Dieu ». Sa bonté et sa sainteté ne sont pas incompatibles : Parce qu’il est saint, il ne peut accepter le péché, mais parce qu’il est bon, il ne veut pas la mort du pécheur :

Dis-leur: je suis vivant! dit le Seigneur, l'Éternel, ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël?

Ezéchiel 33:11

C’est ainsi qu’il adresse à Manassé comme à tous les hommes, le message suivant.

Parce que vous avez désobéi à ma parole, vous méritez d’être puni, et cette punition, c’est la mort et l’enfer. Mais moi, je ne souhaite pas que vous alliez en enfer. Je veux au contraire que vous bénéficiez de la vie éternel. C’est pour cela que j’ai livré mon Fils unique entre les mains des hommes, afin qu’il soit crucifié et qu’il subisse à votre place, le châtiment qui vous était réservé.

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Esaïe 53:5

L’épreuve

Mais Manassé n’a rien voulu entendre du prophète Esaïe, ni de son merveilleux chapitre 53 qui lui annonçait la venue d’un rédempteur souffrant pour lui. Pas de contrition, pas de repentance. Alors, l’Eternel est obligé d’employer les grands moyens. La minuscule armée des rois de Juda ne faisait pas le poids devant l’armée Assyrienne. Le Goliath de Ninive n’a fait qu’une bouchée du descendant de David.

Voici notre orgueilleux souverain condamné à mourir d’angoisse dans un cachot de la cité tigréenne.

Je suppose qu’il a commencé par passer en revue tous les dieux qu’il avait servis et les a imploré de le délivrer. Mais tout comme certains amis qui vous flattent quand vous nagez dans le bonheur et vous ignore quand vous avez des ennuis. Ces dieux sont restés muets devant sa détresse.

Dans sa prison, tout comme le fils prodigue, réduit à garder les pourceaux, rentre en lui - même et repense à son père. Lui aussi, Manassé, va se rappeler les enseignements et la conduite de son père Ezéchias. Il va se rappeler des psaumes qu’ils chantaient, son père et lui lorsqu’ils allaient ensemble adorer l’Eternel :

Et invoque-moi au jour de la détresse; Je te délivrerai, et tu me glorifieras.

Psaumes 50:1

« Est - ce possible ? » se dit - il. « L’éternel délivrerait donc ceux qui l’invoquent dans le malheur ? Et si je priais … »

Cependant, une voix intérieure lui enjoignait de se taire :

« Et pourquoi t’exaucerait - il ? Alors que tu as passé toute ta vie à l’offenser et à l’injurier ! »

Mais le désir d’être délivré parlait plus fort que la peur d’être rejeté : « Prions !… »

La nouvelle vie de Manassé

C’est alors que nous réalisons que l’Eternel n’est pas seulement le Dieu saint qui menace et qui frappe l’insoumis. Il est aussi le Dieu d’amour qui relève le pécheur repentant.

Heureux l'homme que Dieu châtie! Ne méprise pas la correction du Tout-Puissant. Il fait la plaie, et il la bande; Il blesse, et sa main guérit.

Job 5:17 - 18

Nous ne savons pas en quelles circonstance Manassé est sorti de prison, mais il en est sorti. Nous pouvons supposer que l’Eternel a simplement parlé au roi d’Assyrie dans son sommeil, et que celui - ci, animé d’une exceptionnelle bonne humeur à son réveil, a décidé de relâcher son prisonnier.

Les braves gens du pays de Juda n’étaient certes guère enthousiastes à l’idée que le cruel monarque, dont ils se croyaient débarrassés pour toujours, était de retour à Jérusalem. Quel ne fut pas leur étonnement quand ils virent le changement opéré dans sa vie ! Le voila qui brûles ses idoles, qui renverse les autels, qui rétablit le culte de l’Eternel qu’autrefois il avait aboli. Ses relations avec ses sujets sont devenues pacifiques.

Seule une véritable conversion peut produire de tels résultats. Il ne s’agit pas d’une reconnaissance intellectuelle que l’Eternel est Dieu. Il ne s’agit pas non plus d’un changement de religion. Il s’agit là d’une vie transformée par l’Esprit du créateur.

Aujourd’hui encore Dieu peut transformer la vie d’un pécheur en une vie épanouie. Il peut annuler le châtiment et nous faire entrer dans la vie éternelle. Il peut transformer des sentiments de haine en relations d’amour, en nous réconciliant avec lui par le sang du sacrifice de son fils Jésus.

Car Dieu a tant aimé le monde qu 'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

Jean 3:16

 

 

Par Lilianof - Publié dans : RENDEZ - VOUS A GOLGOTHA
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Samedi 30 juin 2007


 

Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient: Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S 'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s 'il l'aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu. Les brigands, crucifiés avec lui, l'insultaient de la même manière. Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani? C’est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m 'as-tu abandonné? Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, dirent: Il appelle Élie. Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge, qu'il remplit de vinaigre, et, l'ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. Mais les autres disaient: Laisse, voyons si Élie viendra le sauver. Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d'arriver, furent saisis d'une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.

Matthieu 27:41/54

Un centenier

Lors de notre précédent rendrez - vous à Golgotha, Nous avons été témoins de la crucifixion de Jésus du point de vue d’un cercle de participant de plus en plus restreint et de plus proche du messie agonisant.

J’aimerais vous donner un second rendez - vous, au même lieu, quelques minutes après que Jésus se soit écrié : “Tout est accompli.” (Jean 19:30) et vous placer dans la peau d’un autre personnage, spectateur malgré lui de cette exécution mémorable. Il s’agit d’un militaire de carrière, un centenier, ou si vous préférez, un centurion. Comme son nom l’indique, il commande une troupe de cent hommes.

Les moqueurs ne plaisantaient plus, les rieurs ne riaient plus. Cette foule si fière était maintenant effrayée. Elle se rendait compte qu’il faisait déjà nuit depuis trois heures de l’après - midi. Ce n’est tout de même pas normal !

Ils avaient moins encore envie de rire quand, au moment crucial, les éclairs déchirèrent le ciel, les rochers se fendirent et la terre se mit à trembler.

Les religieux qui officiaient dans le temple, n’étaient pas plus rassurés quand ils entendirent un grand craquement, et levant les yeux vers le voile sacré, le virent se déchirer depuis le haut jusqu’en bas comme une simple feuille de papier : déchiré par la main de Dieu.

Quant à notre centurion et à ses légionnaires, ils n’oublieront jamais de leur vie ce fameux jour où ils se sont écriés : “Assurément, cet homme était Fils de Dieu.”

Ce centenier en terre d’occupation romaine était donc chargé de faire respecter l’autorité impériale. La Palestine est certainement le dernier endroit où il aurait aimé aller. On dit que bien souvent dans l’armée, il faut demander le contraire de ce qu’on veut pour obtenir satisfaction :

« Je m’appelle Escatefigue et je voudrais être affecté dans le nord.

- Moi je m’appelle Le Rouzic, et je voudrais faire mon régiment à Strasbourg ».

Pour lui ce fut le Pays de Judée.

« Quelle contrée ennuyeuse ! Si loin de Rome et de ses plaisirs ! »

Il ne se doutait vraiment pas que Dieu avait organisé sa mobilisation, son affectation et les détails de son emploi du temps, en vue de l’expérience merveilleuse qu’il allait vivre.

Le gouverneur Ponce Pilate, bien qu’il ne fut pas convaincu de la culpabilité de Jésus, l’a cependant laissé condamner.

« Faites une croix sur votre permission de fin de semaine, Centurion, mes trois prisonniers vont être crucifiés, vous en avez la garde jusqu’à nouvel ordre. »

« Il ne manquait plus que ça ! Et moi qui voulais retrouver ma fiancée vendredi ! Engagez - vous ! Rengagez - vous ! Qu’ils disaient ! »

La vie militaire, en général, n’adoucit pas le caractère de l’homme. Dans l’armée Romaine, en particulier, les légionnaires n’étaient pas enclins à la tendresse. Chacun avait été soumis à un programme d’endurcissement intensif. En Beauce, on dit « Il sourit seulement quand - il se brûle ». Mais chez les romains, on pouvait prendre cette expression au premier niveau, tant ils étaient éduqués à résister à la douleur. La plupart de ces hommes de guerre étaient ainsi devenus des soudards sans culture et sans état d’âmes. Secouez - leur la tête, et vous entendez les boulons qui s’entrechoquent à l’intérieur.

Le monde civilisé dans lequel nous vivons nous rappelle bien l’état d’esprit de ses soldats, le monde est devenu égoïste et insensible. Plus personne de nos jours ne s’émeut plus pour quoi que ce soit. Les producteurs de cinéma doivent faire preuve de plus en plus d’imagination pour faire peur à leur public. Au temps de nos grands - mères, il leur suffisait de mette un drap de lit sur la tête d’un acteur et de lui faire faire le fantôme. Aujourd’hui, nous sommes surpris de découvrir qu’il y a tant d’hectolitres d’hémoglobine dans un seul être humain !

Le monde est insensible et indolent parce qu’il est dominé par le péché.

J’en vois déjà qui sourient. Les autres d’accord, mais pas moi ! Je ne fais que du bien !

Dans une de ces fables, Jean de la Fontaine se représente chaque homme comme portant une besace, une sorte de sac à dos avec une poche devant et une poche derrière. Celle de devant pour les fautes d’autrui, celle de derrière pour les nôtres.

Personne n’échappe à cette règle; ni lui, ni vous, ni moi :

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

Romains 3:23

Quant - à notre centenier, nous allons maintenant le suivre là où il ira, accompagnant Jésus jusqu’à sa mort.

Avec Jésus avant la croix

Jésus a d’abord été jugé. Un bien étrange procès en vérité. Un de ces procès dont le verdict était déjà établi à l’avance. Il fallait qu’il soit coupable. La pression des pontifes était si forte que l’autorité Romaine elle même ne pouvait que céder.

Pilate, qui avait le pouvoir de défendre et d’acquitter Jésus, s’est montré bien pusillanime. Lisons plutôt :

Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit: Es-tu le roi des Juifs? Jésus répondit: Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d'autres te l'ont-ils dit de moi? Pilate répondit: Moi, suis-je Juif? Ta nation et les principaux sacrificateurs t 'ont livré à moi: qu 'as-tu fait? Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. Pilate lui dit: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit: Qu 'est-ce que la vérité? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit: Je ne trouve aucun crime en lui. Mais, comme c'est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la fête de Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs? Alors de nouveau tous s'écrièrent: Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand.

Jean 18:33/40

Les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas, et de faire périr Jésus. Le gouverneur prenant la parole, leur dit: Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche? Ils répondirent: Barabbas. Pilate leur dit: Que ferai-je donc de Jésus, qu 'on appelle Christ? Tous répondirent: Qu'il soit crucifié! Le gouverneur dit: Mais quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Qu'il soit crucifié! Pilate, voyant qu 'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit: Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.

Matthieu 27:20/24

Si lui - même, le grand patron, se lavait les mains de cette affaire, à combien plus forte raison la soldatesque n’en avait cure.

Toi aussi, comme eux, as tu grossi le rang des indifférents ?

« Voilà vingt siècles que cela s’est produit. Vous n’allez tout de même pas me dire que c’est ma faute ! Je n’y suis pour rien ! »

Barabbas, le meurtrier, est donc aussitôt jugé innocent, tandis que Jésus, le juste est jugé coupable. Le voilà donc condamné à être crucifié.

En attendant son exécution, il est remis entre les mains de la cohorte romaine. Bien qu’il soient totalement étrangers aux passions religieuses des sacrificateurs hébreux, ces soudards ont trouvés dans ce divin prisonnier une excellente occasion de s’amuser. Pendant toute la nuit, ils vont pouvoir se défouler. C’est qu’on ne rit pas toujours, dans la légion !

Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié. Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d'un manteau écarlate. Ils tressèrent une couronne d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s'agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs! Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier.

Matthieu 27:26/31

Voici maintenant Jésus, celui que la Bible appelle Roi des rois et Seigneur des seigneurs, contraint à se livrer à cette parodie grotesque; Revêtu de ce manteau et portant ce roseau dans la main, il subit les moqueries et les insultes de ces brutes. Croyez bien que Jésus aurait pu, par la puissance divine, faire cesser les rires en faisant tomber du ciel un feu qui les aurait tous grillés vifs. Mais ce ne sont pas les façons d’agir d’un Dieu d’amour. Jésus s’incline, il se laisse humilier par des païens.

Qu’aurais - tu fait, si tu avais été parmi eux ? Aurait - tu eu seulement un peu de pitié pour cet homme bafoué, ou bien est tu encore aujourd’hui parmi les moqueurs ?

Jésus n’a pas seulement subi la dérision. Il a aussi subi des outragez physiques, comme si la perspective des souffrances de la croix ne lui suffisaient pas. Les romains faisaient preuve d’une grande cruauté lorsqu’ils flagellaient leurs victimes. Au cuir du fouet étaient mêlés des morceaux de fer qui déchiraient la chair. Quand à cette couronne d’épine, pour celui qui aurait du porter une couronne d’or, elle s’enfonçait profondément dans son front et dans ses tempes.

Fallait - il qu’ils haïssent le Seigneur pour le traiter ainsi ! Lui qui pourtant avait dit :

Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.

Jean 13:34

Depuis la mort du Seigneur, des millions de chrétiens ont été martyrisés, torturés, battus à mort, emprisonnés, dévorés par des fauves, brûlés vifs, décapités. Ainsi André fut crucifié sur une croix en X (une croix de Saint - André), Pierre fut crucifié tête en bas. Laurent fut brûlé à petit feu sur un gril. Jérôme Savonarole fut pendu, et sa dépouille fut brûlée sur la place publique. Maire Durant, emprisonnée à 15 ans à la tout d’Aigues - Mortes, y fut captive toute sa vie. Au vingtième siècle, dans la Russie stalinienne, dans l’Allemagne hitlérienne, dans la Chine maoïste, dans les pays communistes et encore aujourd’hui, dans les pays musulmans, des milliers d’hommes de femmes et d’enfants payent de leur vie leur amour pour Jésus - Christ.

Nous vivons dans un monde qui hait Jésus. Il ne le tourne pas seulement en dérision; il le hait.

Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur loi: Ils m 'ont haï sans cause.

Jean 15:25

Peut - être est - tu de ses ennemis jurés.

Si toutefois tu as choisis de ne pas t’en mêler, Jésus affirme lui - même à ton sujet que tu es de ses ennemis déclarés :

Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse.

Luc 11:23

Le centenier, à la tête de ses hommes, n’a rien perdu de cette pénible scène. Quel rôle y a - t - il joué ? Quelle a été sa réaction devant ce lamentable spectacle ? L’Evangile ne nous le dit pas. Une chose est certaine : il se trouvait au cœur de la tourmente. Il n’aurait pu dire : Je n’y étais pas. Je ne suis aucunement concerné.

Avec Jésus au pied de la croix

L’heure est venue. Encadré de la garde romaine, Jésus quitte le palais du gouverneur et se met en marche vers la sinistre colline de Golgotha. Il traîne sur ses épaules une solide croix de chêne. Elle est lourde cette croix, elle est déjà chargée du poids de mon péché, de ton pêché aussi. Jésus va la traîner péniblement sur l’interminable sentier. Finalement, épuisé par la flagellation et tous les mauvais traitement qu’il avait subi, Jésus s’effondre. Le centurion choisit au hasard dans la foule un étranger, venu de Cyrène (1), un nommé Simon, et lui fit porter la croix jusqu’au lieu du supplice. Les trois condamnés sont maintenant cloués sur la croix. Le lourd marteau enfonce les clous dans leurs poignets et dans leurs pieds. Le centenier demeure insensible quand ils hurlent leur souffrance. Il a l’habitude d’entendre des cris sur les champs de bataille. Mais il remarque que même, dans l’intense douleur, le Fils de l’homme a quelque chose de différent. A t - il réalisé que ses souffrances mêmes, avaient un autre signification que celles des deux brigands.

Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l'Éternel? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche.

Esaïe 53:1/7

Les trois croix sont maintenant dressées en plein soleil. La chaleur est terrible, la soif est si intense que la langue des condamnés se colle à leur palais. Près de 1000 ans avant ses événements, dans un cantique prophétique, le roi David décrivait ainsi les tourments du maître :

Je suis comme de l'eau qui s'écoule, Et tous mes os se séparent; Mon coeur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l'argile, Et ma langue s'attache à mon palais; Tu me réduis à la poussière de la mort. Car des chiens m'environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent; Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique.

Psaume 22:14/18

David n’avait pas parlé en vain, à l’heure même où se jouait devant eux, aux prix de quelle effusion de sang, le salut de l’humanité entière, quelques soudards impassibles se disputaient au jeu de hasard le modeste vêtement du Sauveur. Quelle dérision !

Le centenier n’a rien perdu des insultes du peuple, de la bourgeoisie, des religieux et d’un des brigands même. Il n’a rien perdu de leurs moqueries :

Les passants l'injuriaient, et secouaient la tête, en disant: Hé! Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, en descendant de la croix!

Marc 15:29/30

Il écoute avec un grand étonnement la merveilleuse promesse faite au malfaiteur que demande grâce.

Jésus lui répondit: Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.

Luc 23:43

C’est incroyable ! Le Dieu des Judéens peut - il vraiment pardonner à un tel homme ? Le ferait - il pour moi aussi, si j’osais le lui demander ?

Mais voilà que l’atmosphère s’appesantit. Le lourd soleil perd son éclat, le ciel s’assombrit. Il fait nuit ! Celui qui a dit « Je suis la lumière du monde » agonise sur la croix et la lumière disparaît. Jésus se meurt, le « Prince des ténèbres » semble avoir gagné la guerre. Les ténèbres s’installent sur la terre.

Angoisse. Trois heures s’écoulent. On n’entend plus un bruit.

Un cri de Jésus va brusquement briser ce silence :

« Eli ! Eli ! Lama sabachthani ! »

Simple parenthèse, l’Araméen était la langue maternelle de Jésus, c’était la langue du peuple. A cette époque, l’hébreu était uniquement parlé par les prêtres et les érudits, un peu comme le latin aujourd’hui.

Mais le peuple était tellement abasourdi qu’il n’entendait plus sa propre langue et croyait que Jésus appelait à se secours le prophète Elie.

En réalité Jésus, comme David autrefois, s’écriait :

Mon Dieu! Mon Dieu! Pourquoi m'as-tu abandonné ?

Psaume 22:1

Personne n’a comprit le message salvateur contenu dan ce cri.

Personne ne s’est demandé comment Dieu, si Jésus était vraiment son fils, avait il pu l’abandonne en se moment où il avait tant besoin de son soutien.

Vous êtes vous déjà posé la question ?

Voici la réponse :

Dieu ne peut pas tolérer le péché qui est une insulte à sa divinité. Pourtant, il aime l’homme malgré son péché. Pour libérer l’homme du péché qui l’habite, il n’a trouvé qu’une seule solution : envoyer sur terre son fils unique et totalement étranger au péché pour subir lui - même notre condamnation. A ce moment - là, sur la croix, Jésus le fils de Dieu se charge de tous nos péchés, afin que si nous l’acceptons en tant que sauveur, Dieu puisse nous pardonner. Quand un homme vit dans le péché, la désobéissance, il n’a pas de relation avec Dieu. A cet instant où Jésus est condamné pour ma désobéissance, Dieu se sépare de lui.

Avec Jésus mort sur la croix

Jésus a maintenant versé sa dernière goutte de sang. Avant de rendre l’Esprit, il pousse un dernier cri :

Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit.

Jean 19:30

Au même instant, les lévites en service dans le Temple furent surpris par un grand bruit.

« Que se passe - t - il ? »

Ils accourent :

« Comment cela a - t - il pu se produire ? ».

Le voile du temple a été déchiré, non pas de bas en haut comme par un main humaine, mais de haut en bas : par la main de Dieu.

Cet épais rideau symbolisait la séparation qui existait entre l’homme impur et le Dieu saint. Par la mort de Christ, cette séparation a été ôtée.

Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Romains 8:1

Dans la ville et dans les campagnes, on pense déjà à la fin du monde : la terre tremble, les rochers se fendent. Dieu démontre sa puissance.

Enfin, dans les sépulcres, les pierres funéraires glissent et roulent, des hommes et des femmes se redressent et sortent vivant du tombeau. Et il fait toujours nuit. Il y a de quoi être effrayé. Pourtant, tous les morts ne se réveillent pas, mais seulement les « saints », c’est à dire, ceux qui, avant leur mort, ont accueilli Jésus dans leurs cœurs. Les voilà dans la ville, les voilà dans la rue. Ce ne sont pas des fantômes, ni des « zombie », ils sont réellement ressuscités par la puissance de Dieu. Ce miracle nous rappelle qu’à nous aussi, si nous acceptons que Jésus vienne transformer notre vie, il nous a promis de vivre éternellement. La mort n’aura plus de pouvoir sur nous.

Tout le peuple est impressionné à la vue de ces miracles. Beaucoup ont peur, parce que leur cœur est chargé de haine contre Dieu, mais ce centenier est bouleversé. Lui qui était venu indifférent à son message, lui qui s’était moqué de sa royauté, lui qui s’était même réjoui de ses souffrances, le voilà qui pleure comme un enfant et s’écrie :

Assurément, cet homme était Fils de Dieu.”

Tout comme ses soldats, il a compris que cette croix où mourait le Seigneur était la croix du salut. La croix du calvaire devenait pour Satan la croix de la défaite, pour Jésus la croix du triomphe, et pour les pécheurs que nous sommes, la croix du salut.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Romains 5:6/8

A toi aussi je veux poser cette question :

Crois - tu que cet homme est vraiment le fils de Dieu ? As tu compris que c’est pour toi qu’il est mort. L’as tu accepté comme sauveur ?

J’aimerais, pour conclure, laisser sur votre cœur le texte de ce vieux cantique oublié :

Viens, mon âme et contemple un objet sans exemple :

Le Dieu Sauveur en croix.

On le frappe, on l'outrage, on lui crache au visage :

Il expire enfin sur le bois.

 

C' est moi que la justice condamnait au supplice,

Moi qui devais mourir.

Les tourments les blessures, les coups, les meurtrissures,

C' est moi qui devais les souffrir.

 

Tu te mets à ma place et ta croix change en grâce

Ma condamnation.

Sur ta tête sacrée, d'épines couronnée,

Tu portas ma confusion.

 

Je te suis redevable, mon Sauveur adorable,

De tout ce que je suis.

Mon âme et tout mon être, à toi seul je veux être :

C' est le droit que tu t'es acquis.

P. Gerhardt

(1) Actuelle Tripoli, Libye

 

 


 

Par Lilianof - Publié dans : RENDEZ - VOUS A GOLGOTHA
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